Journée internationale pour les droits des femmes ou pourquoi le féminisme est toujours nécessaire

Journée internationale pour les droits des femmes

Pourquoi le féminisme est encore nécessaire

Bonne Journée internationale pour les droits des femmes! Ce billet a pour but de rappeler pourquoi le féminisme est encore nécessaire, surtout lorsqu’on est une femme et qu’on détient un poste de pouvoir.

Anders Turgeon, Dossiers Société et Féminisme

manifestation-journee-internationale-droits-femmes-parisJe reprends ici un commentaire que j’avais laissé sur un billet du blog de droite Les Analystes. Même si ce billet concernait le Conseil du statut de la femme, il s’applique également au maintien du féminisme dans son ensemble, élément qui guide les actions de l’organisme gouvernemental.

Le voici:

Bonsoir M. Sénéchal,

Je suis loin d’être en accord avec votre propos. Le Québec a fait des pas de géant pour ce qui est de la place des femmes dans la société contrairement à bien d’autres États dans le monde, mais l’égalité hommes-femmes est loin d’être acquise comme vous le prétendez.

Les exemples ne manquent pas:Graffiti-feminisme-par-Sweetsofa-Flickr
1. Combien de femmes sont à la tête d’entreprises?
2. On en demande toujours plus aux femmes qu’aux hommes pour le même type de travail.
3. Les femmes sont plus susceptibles d’êtres critiquées que les hommes sur leur travail, leur apparence, leur vie de famille, leur sexualité, etc. (http://www.fastcompany.com/3034895/strong-female-lead/the-one-word-men-never-see-in-their-performance-reviews)
4. Il est mal vu pour une femme de se dire féministe comme vous le démontrez dans votre billet, sous peine de se faire traiter de féminazie, de frustrée, de salope, etc. Pourquoi en est-il ainsi dans notre société où l’égalité hommes-femmes serait supposément atteinte?
5. Combien de femmes sont susceptibles de se faire apostropher ou agresser sur la rue? (Ça rejoint ce que vous parliez à propos de la violence faite aux femmes.)
6. Pourquoi le corps des femmes sont encore utilisés pour vendre n’importe quoi?
7. Pourquoi un grand nombre de femmes est susceptible de vivre dans la pauvreté avec un emploi précaire et/ou en étant chef de famille monoparentale?

Par conséquent, je suis pour le maintien du Conseil du Statut de la femme. Ce n’est pas en réalisant cette économie de pacotille que le gouvernement Couillard est susceptible d’atteindre l’équilibre budgétaire. Ça prend de vrais économies comme celles que vous mentionnez dans vos deux précédents billets.

En somme, malgré ce que peuvent en dire Lise Thériault, Éric Duhaime et compagnie, la Journée internationale pour les droits des femmes sert à nous rappeler qu’en dépit des avancées notables pour les droits des femmes, l’égalité est loin d’être encore acquise. Le féminisme sert à nous rappeler cela.

Publicités

François Lambert et les luxes des BS

Je me suis tu jusqu’à maintenant sur ma situation de (maintenant ex-) BS. J’y ai été, car je n’arrivais pas à me trouver un emploi dans mon domaine de prédilection, c’est-à-dire la rédaction. Et je ne fais pas partie de ceux qui, pour délaisser le bien-être social, acceptent n’importe quel boulot. Je vaux plus qu’un emploi au salaire minimum, rendu à mon âge (30 ans). Cependant, je brise le silence sur mes années de BS et ma situation financière actuelle. À mon tour, j’ai décidé de m’exprimer sur la controverse engendrée par l’homme d’affaire et membre du panel de Dans l’œil du dragon François Lambert, dit celui qui semble vouloir faire taire ses détracteurs avec sa quasi-poursuite envers la blogueuse Bianca Longpré.

François Lambert FacebookJ’ai tenté de décrocher un emploi de rédacteur malgré ma situation de personne « sans contrainte sévère ». Pourtant, rien n’y a fait. Les employeurs ne me rappelaient pas. Alors, l’Aide sociale demeure la meilleure aide de dernier recours afin de pouvoir payer ses factures et son transport. Et je ne suis pas inactif pour autant : je viens de terminer un certificat en Rédaction à l’Université de Montréal (il fait partie d’un baccalauréat par cumul de certificats que je veux faire d’ici les cinq prochaines années) entrepris il y a trois ans à temps partiel. Je suis également devenu rédacteur pigiste bénévole pour le site web HollywoodPQ.com; j’accepte les mandats rédactionnels qu’on me confie ponctuellement. J’ai aussi entrepris une attestation d’études collégiales (AEC) en Stratégies et animation de réseaux sociaux (SARS), entreprise le 9 février dernier (je la complète le 23 octobre prochain). Je l’effectue par le biais du web grâce à Mastera, le service de formation continue du Cégep de Jonquière, en collaboration avec le Collège Bois-de-Boulogne. Bref, je suis loin du cliché du BS qui ne fait rien!

Alors, lorsque j’ai pris connaissance de ce post sur le Facebook de François Lambert, j’ai bondi :

Bénéficiaires de l’aide sociale, restez au Québec!

Les Boubou Macoutes du temps de Robert Bourassa seraient des anges s’ils étaient au Kansas.

Vous en voulez des mesures de contrôles?

Le Kansas va voter une loi sur l’utilisation des fonds pour les gens vivant de l’aide sociale, voici quelques règles :

1— impossibilité de retirer plus de 25 $/jour
2— Ne pas se faire faire de « body piercings », massages, allez dans un spa, s’acheter des cigarettes, se faire poser des ongles,
3 — s’acheter de la lingerie
4— Payez pour des services de médium

Ce n’est pas fini

5— Dépenser des fonds dans des bars de danseuses
6— D’aller au Casino et ses dérivés

Et ils ne sont pas seuls, l’État du Missouri en rajoute : ne pas acheter de liqueurs, de chips pour ceux qui reçoivent de l’aide pour acheter de la bouffe.

Au Québec, il sera maintenant interdit de s’absenter plus de 15 jours du pays pour ceux qui reçoivent de l’aide sociale… on est loin des mesures drastiques..

L’assistance sociale est une aide temporaire et devrait être justement temporaire et même si je trouve les mesures un peu extrêmes, ça fait réfléchir. Au Québec, 59 % des gens recevant de l’aide sociale n’ont pas de contrainte à l’emploi.

Si j’aidais quelqu’un personnellement à se sortir du trou, je serai déçu de savoir qu’elle utilise l’argent reçu pour se payer du « luxe » pourquoi cela devrait être différent pour les gouvernements?

Poser la question, c’est y répondre!

Heureusement que ma mère me permet de rester avec elle, car avec un chèque de un peu moins que 550 $ par L'Aide sociale mois, je ne vais pas « chier » loin avec ça! Ayant été pendant plusieurs années sur l’Aide sociale lorsque j’étais un enfant, ma mère comprend ma situation de BS. Elle me permet d’habiter avec elle tant et aussi longtemps que je n’aurai pas de bon boulot et que je ne me serai pas constitué une assez bonne santé financière pour habiter seul; je suis donc un tanguy par défaut! Cela dit, sûrement que François Lambert considérerait mes dépenses mensuelles comme du luxe : cellulaire, VISA (j’ai abusé du crédit il y a quelques années, ce qui m’a servi de leçon), assurance-vie, versement sur mon prêt lors de mes études collégiales, Netflix, abonnement au Devoir, le transport en commun, etc. Sans oublier mes dépenses actuelles pour mon AEC en SARS… Je réponds à François Lambert : « Ouais pis? ». Ce n’est pas parce que j’étais sur l’Aide sociale, il n’y a pas encore si longtemps, que je devrais vivre comme un ascète : j’estime avoir droit aux mêmes commodités et aux mêmes petits plaisirs de la vie que ceux qui travaillent. Après tout, grâce à l’aide financière des contribuables québécois, je peux aussi consommer et faire tourner l’économie. Les anti-BS n’ont pas pensé à ça!

Cependant, même si je ne suis plus sur le BS, ce n’est pas parce que j’ai mis fin à cette aide. Je n’y ai plus droit en raison de mon statut actuel d’étudiant à temps plein à l’AEC en SARS. Il y est indiqué noir sur blanc à l’article 7 de la Loi sur l’Aide sociale. En conséquence, puisque je ne peux pas travailler à temps plein pour subvenir à tous mes besoins, je dois me tourner vers les prêts et bourses afin de subsister pendant 8 mois. Et faire une demande à l’Aide financière aux études n’est pas aisé : il faut fournir beaucoup de documents dont je questionne la pertinence de certains d’entre eux. Parmi ces derniers, notons des attestations délivrées par Ressources humaines et Développement des compétences Canada (RHDCC), une lettre du propriétaire ou une copie du bail du logement que ma mère partage avec moi et une preuve de non-résidence chez les parents (en dehors du cégep, j’ai toujours habité avec ma mère)! Définitivement, j’ai besoin de davantage de renseignements, car faire une demande à l’Aide financière aux études n’est pas une partie de plaisir…

En somme, voilà pourquoi la déclaration de François Lambert sur les assistés sociaux, gracieuseté de son Facebook, m’a fait sourciller. Compte tenu de mon témoignage sur ma propre situation de (maintenant ex-) BS et mon recours actuellement aux prêts et bourses qui ne se fait pas sans encombres. Maintenant que j’ai critiqué l’opinion de François Lambert sur les BS, va-t-il m’envoyer une mise en demeure, avec risques de poursuite, comme il l’a fait avec Bianca Longpré? Je préférerais mieux qu’il m’offre un stage d’un mois (avec possibilités d’emploi) en tant que gestionnaire de communautés, pour la fin de mon AEC en SARS, dans la semaine du 28 septembre prochain…

Chats abandonnés dans les rues de Montréal

Chats errants à Montréal

Abandonner son félin

Manque de responsabilisation chez les propriétaires de chats, abandons, absence de stérilisation. Toutes ces causes expliquent pourquoi les chats se retrouvent nombreux à errer à la grandeur de Montréal.

Anders Turgeon

Chats abandonnés errants. Crédit: Sunny Ripert, Flickr« La période de déménagement [en juin et juillet] ne représente pas la plus importante période [pour les abandons de chats]. Beaucoup de gens laissent leur chat dans la rue durant le temps des fêtes. » Jade Marcoux, directrice du service à la clientèle à la Société pour la prévention de la cruauté envers les animaux (SPCA) de Montréal, révèle ce fait surprenant.

Ainsi, en période de déménagement comme en décembre, beaucoup de chats sont abandonnés par leurs propriétaires. À cause du manque d’engagement lors de l’acquisition d’un chat ainsi que d’un manque de stérilisation par beaucoup de leurs propriétaires, ils se retrouvent nombreux à errer à la grandeur de Montréal à chaque année. Et bien des questions subsistent sur le pourquoi de cette situation.

Selon Mme Marcoux, l’une des principales raisons découlant de l’augmentation du nombre de chats errants réside dans notre manière d’envisager l’arrivée d’un chat dans notre foyer. Au lieu de s’engager à long terme en adoptant un chat, leurs nouveaux propriétaires ne se préparent pas assez à leur venue. Ils ne saisissent pas l’importance de leurs besoins, ne s’occupent pas assez d’eux et ne tiennent pas compte des imprévus pouvant survenir dans leur quotidien : déménagement, nouvel enfant, voyages, etc.

« À la SPCA, nous ne disons jamais « on achète un animal » mais plutôt « on adopte un animal ». En changeant le verbe, notre attitude envers les animaux de compagnie se modifie », précise Mme Marcoux. Elle établit un parallèle avec un enfant qu’une personne désire adopter : elle prend l’engagement de subvenir à tous ses besoins jusqu’à l’âge de 18 ans. Pour elle, le même genre de « contrat social » implicite lie un chat à son propriétaire. Ce dernier s’engage à s’occuper du félin jusqu’à la fin de ses jours et à lui fournir tout ce dont il a besoin : un toit, de la nourriture, de l’affection, des soins de santé, etc.

Acquérir un chat sans « contrat social »

Toutefois, de nombreux maîtres n’envisagent pas l’acquisition d’un chat selon ce « contrat social ». « Bien des gens minimisent le Chat errant abandonné Crédit Heavensabove Flickrniveau important de responsabilités que requiert l’adoption d’un chat », se désole Mme Marcoux. Elle dénonce également « l’achat spontané de cadeaux animaux » sans que le receveur de ce présent soit préparé à affronter à prendre en charge les obligations inhérentes à l’acquisition d’un nouvel animal de compagnie. La Société québécoise pour la défense des animaux (SQDA) révèle que 45% à 50% des Montréalais possèdent un animal domestique et qu’ils le conservent 19 mois en moyenne. Pourtant, l’espérance de vie d’un chat d’intérieur dépasse les 10 ans, selon l’organisme spécialisé dans les droits des animaux.

Les raisons justifiant qu’une personne doive se départir de son chat, incluant un déménagement et les tracas liés aux temps des Fêtes, sont nombreuses : surtravail, emploi du temps chargé, etc. Ce qui n’empêche pas Alain DeSousa, maire de l’arrondissement de Saint-Laurent, de mettre en garde ceux désirant se départir de leur chat: « Votre animal se retrouvera sans-abri sans votre aide. Ne l’abandonnez pas dans la rue en espérant qu’un bon Samaritain s’en occupera ». Pourtant, Mme Marcoux fait valoir que la SPCA continue de recevoir entre 14 000 et 15 000 chats (et chiens) par année. De ce nombre, 55 % de ces félins provient de la rue.

Stérilisation des chats errants

Parmi les chats errant dans les rues et ruelles de Montréal, beaucoup d’entre eux sont non castrés se reproduisent rapidement et en grand nombre.

« [À l’image des autres animaux domestiques], les chats s’avèrent inconscients du problème de surpopulation féline dans les rues de Montréal. Biologiquement, ils sont conçus pour engendrer une descendance qui perpétue leur espèce et la rend solide », explique Mme Marcoux.

Chat errant abandonné stray cat. Crédit: Normski's, FlickrAux chats errants se reproduisant entre eux s’ajoutent ceux dont les propriétaires les laissent aller à l’extérieur en étant non stérilisés. À leur tour, ces chats domestiques « engendrent beaucoup de chatons voués à une vie sans propriétaires, à l’extérieur. La SPCA a calculé que deux chats non stérilisés engendrent 12 chatons par année en moyenne. Ils engendrent donc 6 couples qui se reproduisent à leur tour. Au bout de 5 ans, ce couple de chats aura donné naissance à environ 15 000 chatons. « Leur qualité et espérance de vie s’en trouve affectée [passant de 15 à 5 ans au plus]. Ils naissent sauvages et vivent dans des conditions précaires, [devant affronter le froid, la faim et les blessures] », s’attriste Mme Marcoux. Ces chats sauvages ou malades en surnombre, lorsqu’ils sont capturés, risquent l’euthanasie. Toutefois, elle ajoute qu’en stérilisant les chats abandonnés et en convainquant les propriétaires de félins de procéder de même, « nous les empêchons de grossir davantage la population de chats errants. Parce qu’en dépit du fait qu’ils ne peuvent pas être adoptés, cela ne signifie pas qu’il faille les euthanasier. »

La SPCA et d’autres acteurs impliqués dans la lutte contre l’errance féline souhaitent sensibiliser davantage la population montréalaise au sort de ces chats sans domicile. Ruth Pike, une résidante du quartier Notre-Dame-de-Grâce et l’une des administratrices du groupe Action pour un service animalier public (ASAP), a créé le projet Mackenzie en collaboration avec la SPCA. Ce projet consiste à capturer des chats errants, à les castrer et à les ramener à leur emplacement d’origine.

Par conséquent, plus les chats abandonnés menant une vie d’errance sont stérilisés, moins ils pourront se reproduire. Leur nombre diminue graduellement dans les rues et ruelles montréalaises. Malgré cela, Mme Marcoux estime que « à l’image de la problématique du VIH et du SIDA, du travail reste à être accompli afin de sensibiliser et d’éduquer la population au phénomène des chats errants. Même si il est possible de le contrôler par la stérilisation, le nombre de chats abandonnés et errants ne cesse de croître. »

En somme, de la responsabilisation des gens lors de l’acquisition d’un chat ainsi que de la stérilisation de masse (pour les chats de rue)Chat errant abandonné stray cat. Crédit: Demoose, Flickr ou individuelle (pour les chats domestiques) dépend le nombre de chats abandonnés vagabondant dans les rues et ruelles de la métropole. Même s’ils se comptent encore par milliers chaque année, la SPCA ainsi que des particuliers comme Mme Pike et d’autres organismes voués au bien-être animal travaillent fort afin de sensibiliser la population montréalaise à ce phénomène.

Enfin, Mme Marcoux croit qu’il se révèle impossible de contrôler les comportements des propriétaires de chats et de les forcer à castrer leur compagnon à quatre pattes. Quant à Mme Pike, elle croit que des lois punissant les abandons et la vente d’animaux de compagnie contribueraient à contrôler la surpopulation féline errante.

Les Services immobiliers Bond: des propriétaires arnaqueurs

Recherche d’un logement

Se faire fourrer par les Services immobiliers Bond

Vous êtes en pleine recherche pour vous trouver un nouveau logement dans le tout-Montréal? Eh bien, si vous tombez sur un logement dans un immeuble dont le propriétaire est l’entreprise Services immobiliers Bond, je ne vous conseille pas de signer un bail avec eux.  Voici pourquoi.

Anders Turgeon

les-services-immobiliers-bond-des-proprietaires-de-logements-arnaqueursMoi et ma mère vivons présentement au sein du quartier Rosemont dans un immeuble à logements détenu par les Services immobiliers Bond. Notre immeuble est situé sur la 25e avenue – à l’est du boulevard Pie-IX – entre les rues Saint-Zotique et Bélanger. Il a été acquis il y a maintenant presque 2 ans par les Services immobiliers Bond après avoir été détenu par un particulier possédant plusieurs logements. Depuis que les Services immobiliers Bond sont propriétaires, rien ne va plus dans l’immeuble.

D’abord, je me dois de mentionner que nous n’en avons pas pour notre argent. Les Services immobiliers Bond ne se donnent pas la peine de fournir à leurs locataires des services dignes de ce nom. Parmi ces services que nous, locataires, ne bénéficions pas et qui seraient pourtant non négligeables, mentionnons:

  • l’absence du service de conciergerie adéquat: aucun concierge résidant dans l’immeuble et celui qui tient lieu de pseudo-concierge néglige l’entretien de l’immeuble;
  • un service de buanderie déficient: des sécheuses brisées ou
  • des logements mal isolés
  • aucune personne disponible s’il y a un bris mineur (poêle ou réfrigérateur) ou majeur (plomberie);

Les Services immobiliers Bond sont aussi cupides et ne se soucient guère de leurs locataires.les-services-immobiliers-bond-des-proprietaires-de-logements-arnaqueurs-logo

Et que dire de nos voisins, à qui les Services immobiliers Bond ont fait signer un bail. Moi et ma mère, qui sommes des locataires peu dérangeants, nous nous faisons harceler par ces voisins intolérants ou mentalement dérangés.

Un récit sur un héros gai et violent

Un récit narratif homosexuel et violent

Tuer Larry ou la violente revanche des gais

Je vous propose ici un récit narratif rédigé dans le cadre d’un de mes cours à l’Université de Montréal. C’est un fantasme d’écriture que je caressais depuis quelques semaines. Voilà ainsi ma première histoire mettant en vedette un héros gai, ninja et assassin d’homophobes en prime. Bonne lecture!

Appuyés contre le cadre de porte de sa chambre, ses enfants Rose et Stephen le regardaient préparer sa valise. Jack Jinx, un assassin professionnel « pigiste » menant des missions périlleuses pour des LGBT — missions qui risquaient toujours de lui coûter la vie –, se préparait pour l’épreuve la plus dangereuse de sa carrière. Il devait libérer Johnny Cocker, son conjoint et deuxième père de ses enfants, des mains du terrible Larry Strait, un pasteur évangélique très homophobe. Ce dernier gardait Johnny emprisonné dans le donjon de sa riche demeure et voulait le tuer. Après avoir fini de préparer ses bagages, Jack alla reconduire ses enfants chez sa sœur Lana puis se rendit à l’aéroport de Los Angeles. Il prenait un avion pour San Antonio, au Texas, prêt à affronter et à éliminer le terrible Larry Strait.

ninja-gai-tuer-larry-revanche-lgbt-homosexuelsRevenons en arrière. Jack Jinx, ce grand homme de 30 ans  ̶  blond, yeux bleus, un physique sculpté  ̶  évoluait dans la violence depuis l’âge de sept ans, et ce, à la suite de l’assassinat de ses parents par un baron de la drogue mexicain. Ayant vengé la mort de ses parents en empalant ce baron sur un katana bien aiguisé, il suivit par la suite un entraînement cruel et inhumain composé de diverses formes d’arts martiaux chinois et japonais (karaté, ninjutsu et ju-jitsu), de gymnastique, d’espionnage, de natation et de combats militaires durant l’adolescence. À 18 ans, il devint un guerrier hors pair doté d’un physique d’athlète olympique et l’un des tueurs les plus redoutables au monde. Devenu un ninja, il maniait avec expertise diverses armes blanches japonaises ̶ des saïs, des katanas, des étoiles shuriken et des couteaux kyoketsu shoge ̶ ainsi que divers poignards et des revolvers. À 20 ans, il devint un assassin professionnel « pigiste » pour le compte de particuliers et d’associations LGBT à travers le monde : il liquidait leurs opposants homophobes particulièrement violents au cours de missions périlleuses desquelles il sortait presque toujours sans blessures importantes.

Pourtant, malgré son « travail » et son quotidien marqués par la violence depuis l’enfance, Jack rêvait de douceur et de stabilité auprès d’un homme qui pouvait l’aimer pour qui il était et qu’il pouvait aimer en retour. Son vœu s’exauça lorsque, à 25 ans, il rencontra Johnny Cocker. Ce dernier était un séduisant informaticien de 32 ans au physique délicat et bien proportionné aux cheveux bruns et aux yeux verts. Travaillant pour une école secondaire de Pasadena, en Californie, il chérissait un mode de vie simple axé sur le bonheur, l’honnêteté, la stabilité et la famille. Jack et Johnny tombèrent amoureux l’un de l’autre. Un an après leur rencontre, ils se marièrent et adoptèrent deux enfants sénégalais, un garçon et une fille prénommés respectivement Stephen et Rose. Tout ce beau monde vivait dans la quiétude malgré les risques associés au métier violent et dangereux de Jack.

La quiétude de la famille de Johnny et Jack vola en éclats lorsque la plus récente mission de ce dernier échoua. En effet, de l’association Gaysninja-gai-tuer-larry-revanche-lgbt-homosexuels-2 For Freedom, un lobby gai très puissant aux États-Unis, il reçut le mandat d’occire Larry Strait, un riche pasteur évangélique de 54 ans, petit et chauve, dont la profonde haine des LGBT puisait dans sa foi conservatrice et son fondamentalisme religieux. Il avait fondé No Rainbows, une Église très homophobe et puissante au Texas. Elle avait froidement fait assassiner deux des membres les plus influents de Gays For Freedom. Débusqué par des espions à la solde de l’Église  pendant sa mission, Jack parvint à s’enfuir avant d’être capturé par les sbires du pasteur Larry. Ayant été informé de la mission ratée de l’assassin gai Jack, ce dernier jura de lui faire payer, à Jack et sa famille (dont il apprit l’existence en même temps), cette tentative d’assassinat avortée contre sa personne. Par conséquent, il chargea ses informateurs personnels de dénicher le lieu où habitait le ninja tueur, ce qui s’avéra une tâche aisée. Il dépêcha six de ses douze mercenaires à Los Angeles dans le but de nuire à la famille de Jack Jinx. Parvenus à sa maison, les mercenaires décidèrent d’y entrer tout bonnement en sonnant à la porte.

Johnny était seul à la maison puisqu’il y travaillait cette journée-là. Jack magasinait et les enfants étaient à l’école. Depuis la mission ratée, Johnny pensait à tort que le pasteur Larry Strait ne chercherait pas à se venger de Jack et croyait leur famille en sécurité. Il avait commis une erreur de jugement grave puisque, seul à la maison, il avait ouvert nonchalamment la porte aux mercenaires du pasteur qui le kidnappèrent illico presto. Pendant ce temps, Jack terminait son magasinage lorsqu’il reçut un courriel intrigant sur son iPhone. Il y découvrit un message qui lui glaça le sang : « Bonjour petite pédale tueuse. Au moment où je t’écris, mes hommes ont enlevé ton copain et me l’emmènent. C’est la conséquence pour avoir tenté de me tuer. Dieu m’a recommandé que tu te rendes à moi avec ton pédé de copain. Si tu ne t’exécutes pas, je lui fais sauter la cervelle et il ira en Enfer. Tout comme toi. Je t’attends avec impatience. À bientôt ! » Il n’en fallut pas plus pour mettre Jack hors de lui, se maudissant au passage pour ne pas avoir mieux assuré la protection de sa famille depuis sa tentative de meurtre raté contre ce Larry Strait. Il retourna chez lui en allant chercher ses enfants à l’école. Déterminé à liquider ce sale homophobe afin de libérer son Johnny, il saurait mettre un terme au régime de terreur de son Église à l’endroit des LGBT à travers les États-Unis.

Le lendemain, fraîchement débarqué de Los Angeles à San Antonio, au Texas, Jack Jinx réserva la chambre 507 (son nombre fétiche, lui qui est très superstitieux) à l’hôtel Best Western du centre-ville. Il ne désirait qu’une chambre modeste pourvue du strict minimum : un lit double pourvu d’un matelas confortable, un bureau de travail sur lequel déposer son katana et ses saïs, un téléphone et une salle de bains. Il séjournait dans un grand hôtel au lieu d’un motel, et ce, afin d’éviter d’attirer les regards des sbires de Larry Strait et des membres de son Église.

ninja-gai-tuer-larry-revanche-lgbt-homosexuels-3Aussitôt arrivé à sa chambre, Jack songea à la manière de s’introduire chez le pasteur pour le tuer et délivrer son amoureux Johnny, mais il se butait à un obstacle majeur. Il devait réussir à contourner les pièges tendus par Larry Strait; il avait échoué sa dernière mission contre lui en raison de son manque de précautions. Cette fois, il devait recevoir de l’aide pour mener sa quête à terme. Il pensa à Barbie Butcher, une femme noire lesbienne de 30 ans et ex-soldate devenue tueuse à gages. Elle possédait un physique très imposant et une personnalité intrépide, en plus de se vêtir comme un homme. Experte dans les techniques d’auto-défense et dans le maniement des armes à feu, elle pouvait flanquer une raclée à n’importe quel homme costaud et armé. Après un bref échange au téléphone, Jack et Barbie se donnèrent rendez-vous dans sa chambre d’hôtel. La tueuse manifesta son désir de participer à la mission de l’assassin après que celui-ci lui eut exposé son histoire. Ensemble, ils échafaudèrent un plan pour parvenir à pénétrer le domaine du pasteur : forcer la grille du domaine, éliminer ses mercenaires et quiconque se trouvant sur leur chemin et, par la suite, Jack irait tuer Larry et délivrer son Johnny. Ils prévirent exécuter ce plan la journée suivante lorsqu’ils allaient se rejoindre à leur lieu de rencontre situé près de la grille donnant accès au domaine du pasteur Larry.

Le jour d’après, Barbie et Jack se retrouvèrent à l’endroit prévu, soit un garage situé à quelques pâtés de maison du domicile de Larry. L’ex-soldate avait emmené quelques unes de ses anciennes consœurs de l’armée en guise d’aide supplémentaire. L’opération se déroula comme il fut prévu : Jack, Barbie et ses copines ex-militaires firent sauter la grille et affrontèrent les mercenaires de Larry postés sur le terrain du domaine; la tueuse et ses copines utilisèrent leurs poings et leur arsenal d’armes à feu, tandis que Jack se servit de ses talents de ninja ainsi que de son revolver et de ses saïs pour se débarrasser de ces encombrants mercenaires l’empêchant d’accéder à Larry Strait.

ninja-gai-tuer-larry-revanche-lgbt-homosexuels-4Pendant que les combats entre Barbie et ses congénères ainsi que les mercenaires se poursuivirent, le tueur gai s’introduisit dans la luxueuse maison du pasteur, grâce à ses étoiles shuriken qu’il lança dans la vitre de la porte-patio de sa large terrasse pour la briser en mille morceaux. Malgré le déclenchement du système d’alarme, Jack parcourut la vaste demeure pour trouver Larry Strait au plus vite. Il le trouva dans son immense donjon, alors qu’il s’apprêtait à torturer le pauvre Johnny. Ce dernier était  attaché contre une chaise avec des fils barbelés et était incapable de parler à cause d’une boule placée sur sa bouche et maintenu par des sangles.

–          Je t’attendais, petite pédale tueuse. Je m’apprêtais à tuer ton copain pour ensuite t’éliminer à ton tour. Je dois expier vos péchés de sodomite à tous les deux, lança Larry.

–          Sale fils de pute! Je vais vous liquider avant que vous touchiez à mon chéri, hurla Jack.

Sur ces mots, il projeta ses deux saïs en direction du pasteur. Toutefois, il ne savait pas que Larry maîtrisait parfaitement les techniques du ninjutsu. Il vit le pasteur esquiver ses saïs qui se fracassèrent contre le mur de pierres du donjon. Aussi dégaina-t-il son katana, prêt à affronter le pasteur dans un duel sans merci.

–          Si tu veux jouer au samouraï, accepte de mourir comme un samouraï, sale pédé, se moqua Larry.

–          Je vais vous tuer et dissoudre votre Église de merde, rétorqua Jack.

Armés de leurs katanas respectifs, le pasteur et l’assassin se livrèrent à un duel impitoyable durant lequel ils s’infligèrent des blessures sérieuses. Faisant fi de la douleur et du sang s’échappant de leurs plaies, les protagonistes continuèrent le combat jusqu’à ce que, dans un ultime mouvement de katana, Jack réussisse à couper à tête de Larry. Après s’être délecté de sa victoire, Jack s’empressa de libérer Johnny en défaisant ses liens.

–          Mon chéri! Je suis si content de te retrouver! Excuse-moi, éructa Johnny entre deux sanglots de joie.

–          C’est à moi de m’excuser auprès de toi pour avoir failli à ta sécurité et à celle des enfants en raison de mon métier dangereux, le rassura Jack.

ninja-gai-tuer-larry-revanche-lgbt-homosexuels-5Après ces retrouvailles émouvantes, les amoureux partirent retrouver Barbie et ses amies qui avaient massacré la petite armée personnelle du pasteur et des membres de l’Église venus prêter main forte à cette dernière. Ils retournèrent tous ensemble en Californie, non sans avoir tous reçu des soins médicaux.

Finalement, une semaine après la mort du pasteur Larry Strait, l’Église évangélique No Rainbows implosa à cause d’une querelle surmédiatisée entre ses membres pour savoir qui allait succéder au défunt pasteur. Devant cela, tous les LGBT à travers les États-Unis poussèrent un soupir de soulagement, affirmant que les crimes homophobes de cette organisation à leur encontre appartenaient désormais au passé. Du côté de Johnny et Jack, ce dernier cessa son métier d’assassin professionnel, déménagea sa famille en Alaska en procurant, à chacun de ses membres, une nouvelle identité. Ainsi se termina la vie violente de Jack Jinx. Il allait enfin goûter à une existence paisible en tant qu’époux et père d’une famille homoparentale, comme il le souhaitait.