Lac-Mégantic et l’hypocrisie des vedettes

Diffusion télévisuelle du spectacle Avenir Lac-Mégantic dimanche prochain

Le manque de sincérité des vedettes

Je vous livre, en vrac, un billet d’humeur sur le pourquoi que le spectacle dédié aux gens de Lac-Mégantic me refroidit et ne me donne pas le goût de le regarder à la télé dimanche prochain.

Anders Turgeon

Je n’ai pas l’intention de vous reparler de la catastrophe ferroviaire survenue au Lac-Mégantic. Tout a déjà été dit sur la catastrophe: le bilan, l’étendue de la dévastation engendrée par le déraillement du train de la très irresponsable MMA, la pollution engendrée par l’écoulement de l’essence, etc.. J’ai plutôt l’intention de vous dire pourquoi je n’ai pas l’intention de regarder la diffusion télévisuelle du spectacle pour Lac-Mégantic.

spectacle-avenir-lac-megantic-centre-bell-hypocrisie-manque-sincerite-vedettes-artistes-quebecoisVous allez me dire que le spectacle Avenir Lac-Mégantic, ayant eu lieu au Centre Bell le 13 août dernier, fut un événement touchant. Certes. Mais toute cette « vague d’amour » autour du Lac-Mégantic m’horripile au plus haut point. Parce que, la plupart du temps, ça manque cruellement de sincérité. Je doute que ce soit tous les artistes présents qui étaient sincères pour les Méganticois. La visibilité que leur procure un tel événement et le cachet prendraient facilement le pas sur leur désir de venir en aide aux habitants éplorés de Lac-Mégantic.

Je pourrais affirmer la même chose pour ce qui est des autres spectacles-bénéfice et des téléthons du style Opération Enfant-Soleil. On est donc fins avec ces enfants malades, tout est beau, tout le monde est gentil, on crache les dollars pour ramasser des fonds pour aider. Cette générosité s’avère non désintéressée pour beaucoup d’artistes québécois qui participent à ce genre de manifestations scéniques et télévisuelles. Ces artistes pensent surtout à ce que cette exposition peut leur rapporter. Sans compter qu’ils sont payés pour prendre part à ces événements.

Mais comprenez-moi bien, je ne dis que TOUS les artistes participent à des émissions, des téléthons ou des spectacles-bénéfices le font pour l’argent ou la visibilité. Ce que je déplore est cet « amour » fake envoyé aux habitants de Lac-Mégantic. Par conséquent, je me tiendrai loin de TVA, V, Télé-Québec et Radio-Canada qui vont diffuser simultanément le spectacle entre 20h et 22h.

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Le sénateur Patrick Brazeau: l’art de se tirer dans le pied

Ce texte est paru à l’origine sur le blog de l’actualité des 7 du Québec.

Arrestation récente du sénateur Patrick Brazeau

Ses bourdes lui coûteront-elles son poste?

Le 7 février dernier, le sénateur conservateur Patrick Brazeau s’est fait arrêter et fait face à des accusations de voies de fait et agression sexuelle. Celui qui s’est permis de faire la morale aux gestionnaires des réserves autochtones dans le cadre du mouvement Idle No More s’est-il tiré dans le pied en raison de ses actes criminels ayant sérieusement entaché sa crédibilité?

Anders Turgeon Dossier Actualités

Celui qui était encore sénateur conservateur il n’y a pas si longtemps, Patrick Brazeau, vient de se voir mettre à la porte du caucus du Partiarrestation-sénateur-patrick-brazeau-autochtones-critiques-idle-no-more-controverse-bourdes-actualités conservateur (PCC) de Stephen Harper en plus de devoir quitter le Sénat pour une durée indéterminée. Patrick Brazeau est ce métis algonquin, ex-chef du Congrès des peuples autochtones (CPA), qui siégeait à titre de sénateur conservateur depuis 2008. Il a été expulsé du PCC suite à son arrestation, le 7 février dernier, pour voies de fait et agression sexuelle.

Rappelons qu’il a aussi suscité son lot de controverses dans le cadre du mouvement Idle No More. Il a notamment déclaré à l’Agence QMI que le mouvement était un « écran de fumée parce qu’on ne veut pas parler des vraies problématiques sur les réserves » en faisant référence à la gestion financière de ces dernières. Il s’est aussi ouvertement moqué de Theresa Spence, la chef de la réserve d’Attawapiskat, et de sa grève de la faim.

Avant même d’être nommé au Sénat, M. Brazeau faisait déjà l’objet de controverses lorsqu’il était encore chef du CPA. Il a dû démissionner en janvier 2009, en raison d’une plainte formulée contre lui pour harcèlement sexuel. Il s’est trouvé également au cœur de soupçons de détournements de fonds fédéraux dans le cadre du même emploi. Il commettait déjà des gestes faisant en sorte que l’on puisse remettre aujourd’hui en question sa nomination comme sénateur.

Aux récentes accusations de voies de faits et d’agressions, M. Brazeau il faut ajouter les vérifications du Sénat dont il fait l’objet pour une allocation de résidence douteuse. À cela s’ajoute également des allégations voulant qu’il ait demandé des déductions fiscales pour avoir déclaré comme lieu de résidence la maison de son ancien beau-père située sur une réserve indienne. Nous avons affaire à un sénateur allant à l’encontre de ses déclarations comme quoi les réserves amérindiennes devraient surveiller plus étroitement leurs finances.

Bref, M. Brazeau se permet de critiquer les autres, mais n’a nullement assuré ses arrières afin de donner du poids à ses attaques. Il  s’est permis de blâmer le mouvement Idle No More, mais quel poids ont ses diatribes quand ses bourdes monumentales semblent bien le rendre indigne de sa fonction de sénateur ?

Non à la gratuité scolaire dans l’immédiat!

Cet article est paru, à l’origine, sur le blog des 7 du Québec.

Droits de scolarité et financement des universités

La gratuité scolaire : pas réalisable maintenant

Alors que le gouvernement Marois a décrété l’annulation de la hausse des droits de scolarité promulguée par Jean Charest, l’ASSÉ pousse le bouchon encore plus loin réclamant la gratuité scolaire. Toutefois, le contexte politique et économique prévalent en ce moment au Québec n’est pas propice, en ce moment, pour ce projet.

Anders Turgeon Dossier Actualités, Éducation

À pareille date l’an dernier, la plupart des étudiants se mobilisaient contre la hausse des droits de scolarité décrétée par le gouvernement droits-scolarite-financement-universites-gratuite-scolaire-education-jeunesCharest. Suite à un Printemps Érable mouvementée marqué par la judiciarisation du conflit étudiant ainsi que la loi 12, les étudiants (du moins, les carrés rouges) ont obtenu l’annulation de cette hausse suite à l’élection du Parti québécois.

Maintenant, les carrés rouges, l’ASSÉ en tête, réclament la gratuité scolaire. Toutefois, selon des articles de La Presse, Radio-Canada.ca, du Métro, du 98.5FM et du Huffington Post, le ministre Pierre Duchesne a écarté définitivement cette avenue. La gratuité est envisageable à long terme, mais pas dans le contexte actuel, a-t-il fait valoir lors d’une allocution à la fin de l’École d’hiver Spécial Sommet de l’Institut du Nouveau Monde (INM).

Il y a de quoi être d’accord avec le ministre Duchesne. Contrairement à ce que croient la  FEUQ et l’ASSÉ , il est impossible de réaliser la gratuité des études universitaire compte tenu de du contexte politique et économique actuel du Québec. L’État n’est pas une source intarissable d’argent ; les contribuables, encore moins. La dette grimpe de manière préoccupante.

Avant de songer à accorder la gratuité au niveau universitaire, un important ménage de l’État-providence québécois s’impose. Le gouvernement aurait intérêt à dépenser avec diligence et efficacité dans la santé, l’éducation et l’emploi. Il devrait investir dans les programmes sociaux, il devrait rester intègre face à toute tentative de corruption. Et il devrait face en sorte que tout le monde verse ses impôts à l’État, sans exception.

Surtout, notre système de l’éducation est à revoir avant de fournir une éducation entièrement gratuite. Il serait important de revoir la manière d’éduquer les jeunes. Revaloriser pleinement la réussite scolaire et l’excellente encouragerait les jeunes à faire preuve de rigueur et de détermination dans leurs études. Ils développeraient une  méthode de travail et, rendus à l’université, ils seraient outillés pour réussir leurs études et s’enligner pour une carrière prometteuse.

Avant la gratuité scolaire au niveau universitaire, le gouvernement doit améliorer sa gestion de l’argent des contribuables. Les étudiants ont aussi leur part de responsabilité: étudier et obtenir du succès dans leur cheminement scolaire. Dans ce cas, seulement, l’ASSÉ et Martine Desjardins pourront légitimement réclamer la gratuité scolaire.

 

Désaffiliations de masse à la FECQ

Actualités: fissures dans le mouvement étudiant

Une importante vague de désaffiliations à la FECQ


La Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) connaît actuellement une vague de désaffiliations au sein de son organisation. À l’issue de référendums, plusieurs associations étudiantes collégiales choisissent de quitter la fédération étudiante.

Selon des articles parus dans La Presse Canadienne, La Presse et Le Devoir, cette crise de confiance à l’endroit de la FECQ trouve son origine dans l’insatisfaction des associations étudiantes envers la Fédération, notamment à cause de son manque de transparence.

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La culture du « no-fault » au Québec

Actualité des 7 du Québec

La culture du « no-fault » au Québec

Suite aux démissions des maires de Montréal et Laval Gérald Tremblay et Gilles Vaillancourt qui ne se jugent pas responsables de la corruption dans leur ville respectives, je me suis interrogé sur un fléau social qui ronge notre société: la culture du « no-fault ».

Anders Turgeon Dossier Actualités

Scandales de corruption dans les administrations municipales de Montréal et Laval, intimidation, taux de suicide élevé au Québec, etc. Tous ces cas ont de quoi décourager tout citoyen le moindrement bien informé.

Malgré ces maux qui gangrènent notre société, dans l’ensemble de la province, nous jouons collectivement à l’autruche : ne rien voir, ne rien entendre et n’être responsable de rien. La question à se poser dans un tel contexte : pourquoi cette culture du no-fault?

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